Exploration Urbaine : Spot n °2 :
Chantier de l’usine CHAUVIN aux alentour de la bifurk
Explorateurs et photographes : Ma Qiu et Nata
Post-processing (sur certaines photos) : Nata
Localisation : Rue Alfred de Vigny 38100 Grenoble
Lien google map
Accès : A partir de l’arrêt de tram MC2, suivre la panneau indiquant la Bifurk (rue Alfred de vigny), continuer jusqu’à longer de terrain de tennis en gore, c’est de l’autre coté de la route. Il y a deux trous dans le grillage du coté rue Alfred de Vigny.
Type de lieu : Chantier, Des nombreux débris métallique broyés, un pan de mur, un rail en hauteur.
Durabilité du lieu : Sans doute quasi nulle, à l’heure de l’écriture de ce post, je ne peut confirmer que la chantier n’as pas bougé.
Album Photo Picasa
Alors que l’on fouillait ce coin un peu dépité, ne trouvant pas vraiment ce que Boris nous avait dit, on as eu la chance de tomber sur ce chantier. J’ai d’abords été frappé par ce rail UNIQUE, pointant vers la montagne. J’ai ensuite réalisé que le mur que je voyais ne cachait rien d’autre que lui-même. Le trou dans le grillage fut vite trouvé, et c’est sous un vent bien puissant que l’on as parcouru ce gravier artificiel pour voir comment faire poser ce résidu industriel. Le bruit de la ville autour de nous change de l’habituel silence qui ponctue mes explorations. Il y manquait l’isolement, le froid humide habituel, remplacé par un décalage extraordinaire entre ce pan de mur mystérieux, porteur d’instructions qui ne concerne que des fantômes, et les immeubles flambants neufs des alentours.
Il as fallu ensuite que je grimpe la-haut sur le rail, pour prendre conscience de l’ampleur du massacre. Un fantastique monstre aux mâchoires d’acier avait broyés, mâchés, digérés, et déféqué toute la structure, l’architecture métallique du bâtiment et recracher cette dernière en boulettes informes de ci de là. Poutrelles, rails, panneau, et machineries se retrouvés à pied d’égalité attendant leur évacuation vers l’hôpital le plus proche ? Peut-être pas, car de ces destruction naissent des formes vitales, vivantes et immobiles. Ici un oiseau, ici un arbuste, ici un fauve tout ce qu’il y a de plus déstructurés. Le métal se réveille dominé par le regard mathématique, isocèle rectangle, du rail solitaire.
Les vitres brisés d’une odeur de plâtre, le gout de la ferraille qui se rouille peu à peu.
Tout ceci risque pourtant d’être plus qu’ éphémère , demain, c’est lundi, les monstres endormis reprendront leurs marches implacables.
Voila les photos, Excusez ma verve.
L’ensemble des photos sur picasa en meilleure qualité.









T’as bcp travai!!e